
La paire de devises GBP/USD devrait également connaître une forte volatilité la semaine prochaine, la direction du mouvement dépendant de nombreux événements programmés au Royaume‑Uni et aux États‑Unis, ainsi que d’éventuelles évolutions au Moyen‑Orient. Commençons par le sujet le plus simple (à notre avis) : la géopolitique. Tenter d’y prévoir quoi que ce soit revient à deviner à quelle date les extraterrestres débarqueront sur Terre. À tout moment, le conflit peut soit poursuivre sa trajectoire vers une désescalade, soit se raviver avec une intensité renouvelée. Il convient de noter que ni Washington ni Téhéran n’ont l’intention de rouvrir le détroit d’Hormuz. Les États‑Unis insistent sur des négociations et sur la signature d’un accord à leurs conditions, tandis que Téhéran exige la levée du blocus des ports iraniens avant d’accepter de négocier. Ainsi, la situation demeure dans l’impasse. Cependant, cela ne signifie pas que le conflit ne peut pas s’aggraver. Connaissant Donald Trump, il pourrait à tout moment ordonner une nouvelle frappe contre l’Iran, en particulier contre des centrales électriques et des ponts, comme il le promet depuis longtemps.
Il est essentiel de comprendre qu’un conflit prolongé en Iran a peu de chances de faire partie des plans de Trump. Il reste six mois avant les élections au Congrès, ce qui n’est pas beaucoup quand on y réfléchit. Plus les agitations liées à la guerre en Iran, au détroit d’Hormuz et aux prix du pétrole et du gaz se prolongent, moins le Parti républicain a de chances de remporter ne serait‑ce qu’une des deux chambres du Congrès. Sur quoi les Républicains peuvent‑ils compter ? Sur une fin rapide du conflit, une baisse des prix des carburants et un ralentissement de l’inflation. Dans ce cas, les consommateurs et les électeurs américains oublieront rapidement l’intervention de Trump en Iran, d’autant plus que ce n’est pas la première au cours des 15 derniers mois et qu’il est fort probable que ce ne soit pas la dernière.
Au Royaume‑Uni comme aux États‑Unis, des réunions des banques centrales auront également lieu ; toutefois, les attentes pour ces deux événements sont devenues presque complètement neutres ces dernières semaines. La Federal Reserve n’était initialement encline ni à un resserrement de la politique monétaire ni à un nouvel assouplissement, tandis que la Bank of England envisageait une hausse des taux en avril, mais le dernier rapport sur l’inflation a montré que les prix augmentent légèrement plus vite depuis le déclenchement de la guerre en Iran qu’auparavant. Il est donc probable que la banque centrale britannique ne modifiera pas non plus les paramètres de sa politique monétaire. Néanmoins, les communiqués qui accompagneront les décisions et les discours des dirigeants de ces banques pourraient éclaircir de nombreux aspects de leurs plans.
En outre, au moins trois rapports importants seront publiés aux États‑Unis. L’indice ISM de l’activité manufacturière, les commandes de biens durables et la première estimation du PIB du premier trimestre 2026 seront dévoilés. Il est tout à fait possible que le marché ignore l’ensemble de ces événements et se reconcentre exclusivement sur la géopolitique. Les dernières réunions des banques centrales n’ont pas suscité de forte réaction du marché, et les traders négligent la macroéconomie depuis plus de deux mois. Cependant, la semaine prochaine, il sera difficile pour les opérateurs de faire abstraction d’un flux d’informations aussi dense. Nous nous attendons donc au minimum à une forte volatilité.

La volatilité moyenne de la paire GBP/USD au cours des cinq dernières séances de trading est de 77 pips, ce qui est considéré comme « moyen » pour cette paire de devises. Pour le lundi 27 avril, nous anticipons un mouvement dans une fourchette comprise entre 1,3454 et 1,3608. Le canal supérieur de la régression linéaire est orienté à la baisse, ce qui indique une tendance baissière. L’indicateur CCI est entré en zone de surachat et a formé une divergence « baissière », signalant par avance un repli potentiel à la baisse.
Niveaux de support les plus proches :
- S1 – 1,3489
- S2 – 1,3428
- S3 – 1,3367
Niveaux de résistance les plus proches :
- R1 – 1,3550
- R2 – 1,3611
- R3 – 1,3672
Recommandations de trading :
La paire de devises GBP/USD poursuit son mouvement de reprise après deux « mois de géopolitique ». La politique de Trump continuera de peser sur l’économie américaine, de sorte que nous n’anticipons pas de hausse du dollar américain en 2026. Ainsi, les positions longues avec un objectif à 1,3916 et au‑delà restent pertinentes tant que le cours évolue au‑dessus de la moyenne mobile. Si le prix passe sous la ligne de moyenne mobile, des positions courtes peuvent être envisagées avec des objectifs à 1,3454 et 1,3428 sur la base de signaux techniques. Ces dernières semaines, la monnaie britannique s’est redressée, tandis que le facteur géopolitique a perdu de son influence sur le marché.
Explications pour les illustrations :
- Les canaux de régression linéaire aident à identifier la tendance actuelle. S’ils sont tous deux orientés dans la même direction, cela indique une tendance forte.
- La ligne de moyenne mobile (paramètres 20,0, lissée) détermine la tendance de court terme et le sens dans lequel il convient actuellement de trader.
- Les niveaux de Murray servent de niveaux cibles pour les mouvements et les corrections.
- Les niveaux de volatilité (lignes rouges) indiquent le canal de prix probable dans lequel la paire évoluera au cours de la journée suivante, sur la base des lectures de volatilité actuelles.
- L’indicateur CCI — son entrée en zone de survente (en dessous de -250) ou en zone de surachat (au‑dessus de +250) indique qu’un retournement de tendance dans le sens opposé approche.